Une vache laitière aux Pays-Bas a présenté des signes d’une infection antérieure par le virus H5N1 de l’influenza aviaire, marquant le premier signalement de ce type chez un bovin en dehors du territoire américain. Cette découverte intervient alors que les autorités sanitaires surveillent de près la propagation du virus dans les populations animales.
L’alerte est partie d’une exploitation de la province de Frise, où deux chats domestiques avaient été signalés en mauvais état de santé fin décembre 2025. L’un d’eux, décédé peu après, s’est révélé porteur du virus H5N1 hautement pathogène. Les deux félins avaient accès à l’étable et chassaient des oiseaux sauvages aux alentours, suggérant une contamination par la faune aviaire.
Suite à ce cas félin, des analyses préventives ont été menées sur le troupeau laitier. Les résultats ont indiqué la présence d’anticorps contre le H5N1 dans un échantillon de lait, signe d’une infection passée chez une vache. Cependant, des tests approfondis sur les 127 animaux de l’élevage n’ont pas détecté de matériel génétique viral actif, ce qui écarte, pour le moment, une circulation active du virus dans le cheptel.
Cette situation rappelle l’épizootie importante qui a touché les élevages bovins aux États-Unis l’année précédente, accompagnée de quelques transmissions à l’homme. La détection de ce cas européen, bien qu’isolé et ancien, incite à une vigilance renforcée. Elle démontre la capacité du virus à infecter des mammifères de plus en plus variés et souligne l’importance de la surveillance à l’interface entre la faune sauvage, les animaux d’élevage et les humains. Les investigations se poursuivent pour comprendre les voies exactes de transmission.