La réouverture théorique des exportations de bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) se heurte à une réalité opérationnelle ardue. Malgré l’évolution du statut sanitaire de certaines zones, la concrétisation des envois à l’étranger demeure un parcours semé d’embûches, largement tributaire des conditions imposées par chaque pays importateur.
Si le cadre européen définit des bases pour les exportations en provenance de zones dites « vaccinales », il revient en dernier ressort aux États destinataires d’accepter ou non les animaux. Cette marge de manœuvre nationale se traduit par une mosaïque d’exigences spécifiques, souvent très strictes, qui ralentissent considérablement la reprise effective des flux commerciaux.
Les négociations sont en cours pour tenter d’assouplir progressivement ces conditions. L’approche consiste à rétablir un lien de confiance par des envois initiaux réussis, avant d’envisager la levée de certaines clauses jugées excessives. Un exemple concret illustre cette dynamique : une exigence initiale concernant un taux de vaccination de 100% dans le voisinage des exploitations exportatrices a pu être revue à la baisse. Un accord a été trouvé sur un seuil de 75%, correspondant au principe d’immunité collective, bien plus réaliste sur le terrain.
Ainsi, la route vers une normalisation complète des éexports reste longue. Chaque envoi nécessite une validation au cas par cas, commune par commune, en fonction des critères variables des clients internationaux. La reprise, bien que engagée, s’annonce donc progressive et conditionnée par un patient travail diplomatique et sanitaire.