Dans une annonce faite ce jeudi, le gouvernement a confirmé que les éleveurs bovins du Sud-Ouest pourront de nouveau exporter vers l’Espagne dès le mois prochain. Cette décision, qualifiée d’étape majeure, intervient après des semaines sans nouveau cas détecté de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) sur le territoire national.
L’ouverture du marché ibérique concerne spécifiquement les animaux issus de la première zone vaccinale du Sud-Ouest. Les autorités sanitaires des deux pays se sont accordées sur les protocoles, permettant la reprise des flux commerciaux interrompus depuis plusieurs mois.
En marge de cette annonce, des discussions ont mis en lumière des défis structurels au sein de la filière bovine. Les délais de traçabilité des animaux et la question de la relocalisation de certaines phases d’élevage, comme l’engraissement, sont au cœur des réflexions. Un débat s’engage sur l’équilibre à trouver entre le maintien d’exportations lucratives, notamment pour les jeunes bovins, et le renforcement de l’autonomie productive nationale.
Des travaux sont en cours pour évaluer et consolider la capacité française à maîtriser l’ensemble de la chaîne, de la naissance des animaux dans les fermes à leur commercialisation. Cette réouverture du marché espagnol, bien qu’essentielle, est ainsi présentée comme une étape dans un contexte plus large de réflexion sur la résilience et la souveraineté du secteur.